Rs/Deux semaines après son retrait de l’Usl: Landry Vodji signe son retour 2.0

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«…S’il me faut prendre le seul bus de la gare avec mon adversaire pour pouvoir le vaincre, je préfère encore, plutôt que de marcher et de m’épuiser…»

Depuis son départ tonitruant le 15 janvier 2020 de l’Usl, le parti politique dont le richissime homme d’affaires, Sébastien Ajavon en est le Président d’honneur, Landry Vodji ce jeune et actif activiste, précédemment membre militant de l’Union Sociale Libérale renoue avec les débats. Landry retrouve ses amours, (de gré ou de force ?), toujours est-il que le prolifique virtuose des réseaux sociaux n’aura pas longtemps boudé la toile. Il signe son retour 2.0 dans le fil de discussions des réseaux sociaux depuis sa démission de l’Usl et ceci, aux travers d’une série de posts en réponses à une réflexion du professionnel de droit, Fatiou Ousman. Pour Landry Vodji, «La démocratie est en lambeaux et les auteurs l’assument…».  

Par AtaviDjo

Dans une réflexion postée ce week-end sur sa page facebook, l’avocat d’origine Béninoise vivant en Europe en a conclu que ; «…le Bénin a pris un virage autoritaire et antidémocratique à 90 degrés depuis l’avènement du Nouveau Départ devenu Rupture». Réagissant à cette analyse, Landry Vodji dira pour sa part que «La démocratie est en lambeaux et les auteurs l’assument». L’activiste des réseaux sociaux et désormais ex sociétaire de l’Usl confie à travers son post, avoir «…une préoccupation qui me taraude sérieusement depuis pas mal de temps: face à un tel état des lieux quelles peuvent être les solutions pragmatiques à apporter pour espérer la guérison à laquelle vous faites allusion?».

Nombre d’observateurs attendaient Landry Vodji aussi bien à travers ces moindres déclarations, observations, analyses et réflexions afin d’en savoir davantage sur les tenants et les aboutissants de retrait bruyant de l’Usl avec à la clé, la fameuse missive ; «j’ai pris la décision de me séparer de ma famille politique, l’USL. Aux côtés de vaillants militantes et militants j’ai vécu une riche expérience…»,

Quelle est désormais la nouvelle « religion » de Landry ? Quelle pourrait être sa nouvelle école philosophique, voire même son nouveau courant de pensée ? Autant d’interrogations qui pourraient trouver leurs réponses à travers ces quelques filigranes épistolaires semés lors d’échanges avec d’autres compatriotes sur le mur de Fatiou Ousmane, «polémiste et débatteur » à souhait. Tout au long de ce fil de discussions, Landry Vodji donne ses opinions et se voit relancer parfois gentiment et d’autres fois rudement par des compatriotes qui l’accueillent ainsi à leurs manières depuis sa (mue ?)…politique. «…S’il me faut prendre le seul bus de la gare avec mon adversaire pour pouvoir le vaincre, je préfère encore, plutôt que de marcher et de m’épuiser…» dixit : Landry Vodji

Suivez donc…

Landry Vodji à Fatiou Ousman, la démocratie est en lambeaux et les auteurs l’assument.

Moi j’ai une préoccupation qui me taraude sérieusement depuis pas mal de temps : face à un tel état des lieux quelles peuvent être les solutions pragmatiques à apporter pour espérer la guérison à laquelle vous faites allusion ?

Fal Boussari à Landry Vodji tant que les responsables et acteurs de cette déchéance sont encore là, aucun remède n’est possible

Landry Vodji à Fal Boussari je comprends.

Mais dans ce cas, attendrons-nous alors qu’ils partent d’abord avant d’espérer quelque remède, si nous sommes conscients qu’il se passe un travail de fond pour pérenniser le système ? Ou que pouvons-nous faire d’autre selon vous ? Je réfléchis juste à haute voix…

Fal Boussari à Landry Vodji

Dans une situation pareille C’est une prise de conscience collective qui devrait nous amener à renverser la donne. Mais malheureusement nous sommes au bénin où les gens sont prêts à vendre leur âme au diable pour un copek.

 Nadine Okoumassoun à Landry Vodji

il faut par les protestations et les dénonciations amener ces dirigeants au pouvoir absolu à revenir à la démocratie. Comprenons avant tout qu’ils n’ont pas voulu en arriver là.
Comme la dit un philosophe contemporain << Quand l’intelligence déserte le forum ,la médiocrité s’installe et tout finit en dictature>>.

Landry Vodji à Nadine Okoumassoun

Je respecte et admire cet engagement, ce dévouement. Mais si depuis quatre ans le tsunami de dénonciations et les tornades de protestations n’ont pu émousser leur détermination à ne foncer que vers leurs seuls objectifs, qu’espérer d’autre sur le 1/5 du temps qui reste avec cette même stratégie ?

Fal Boussari à Landry Vodji il faudra aller à l’école de Rawlings alors.😎😎

Nadine Okoumassoun à Landry Vodji l’histoire retiendrait qu’en son temps nous avons pu accomplir notre devoir en tant que citoyen.
Nous aurons de ce fait une conscience pure

Landry Vodji à Nadine Okoumassoun c’est noté. Si on s’en tient a cet objectif.

Raymond Gbodossou à Landry Vodji une pareille question m’étonne de toi. La lutte pardieu ! Rien ne tombe du ciel. La liberté n’a pas de prix. A moins que l’on ait choisit la soumission, l’abandon de soi, la capitulation.
Pourquoi combattu alors avant si ce n’est pas pour changer les choses et reconquérir tes droits et ta liberté ?

Djemessi Étienne Gbemenou à Landry Vodji si le roi n’écoute personne, à quoi sert les propositions ?

«…J’ai aujourd’hui assez d’expérience pour affirmer qu’à un moment d’une lutte il faut faire l’État des lieux et changer de stratégie si les résultats accumulés ne sont pas convaincants…»Landry Vodji

Landry Vodji à Raymond Gbodossou normal que ça t’étonne. Parce-que tu ne m’as pas compris. Ou ai-je rejeté les luttes ou où ai-je dit que tout descend du ciel ?
Écoute, j’ai fait, et continuellement présent sur le territoire ici ( donnée très importante), 10 ans contre Yayi à défendre la bonne gouvernance et les acquis démocratiques. Je suis entrain de faire 4 ans contre Patrice TALON dans le même rôle. Je le dis et insiste, présent sur le territoire. Pour un jeune de ma trempe ça veut dire énormément de choses. J’ai aujourd’hui assez d’expérience pour affirmer qu’à un moment d’une lutte il faut faire l’État des lieux et changer de stratégie si les résultats accumulés ne sont pas convaincants. Surtout face à un adversaire comme celui qui est là. Alors soit vous pouvez et vous le faites, pour le peuple et au nom du peuple, soit vous ne pouvez pas et sans honte vous déposez vos armes obsolètes pour ne pas passer pour le manipulateur du peuple que vous prétendez défendre.

Les députés de la 7è législature qui ont donné à Patrice Talon toutes les armes pour traumatiser les béninois aujourd’hui, où avaient-ils leur conscience ? Défendaient-ils leurs intérêts ou le peuple ? Quels étaient les objectifs de l’opposition ? Voulait-elle aller aux élections ou écourter le mandat du chef de l’État ? Et dans tout ça quel rôle attendre alors du peuple ?

Maintenant je te repose la question : quelles sont les solutions possibles aujourd’hui face à la décrépitude de la situation ?

Raymond Gbodossou Landry Vodji désolé d’être obligé de te servir la même réponse : LA LUTTE. Mon cher Landry durant tes années de lutte, as-tu utilisé la même stratégie durant toutes ces années ? Je ne suis pas là pour ignorer ou dénigrer ton combat que j’ai vu et admirer en son temps. Quand on veut gagner un combat, on ne se fatigue guère. On utilise toutes les stratégies pour parvenir à son objectif. Lorsque tes propositions ne reçoivent pas l’adhésion escomptée, c’est soit il te manque de force de conviction et de pragmatisme. Si au-delà de tout cela on refuse de te suivre, abandonne le groupe pour aller vers ceux qui ont le même objectif, qui sont en accord avec ta stratégie. Prouvez aux autres dans vos actions et combat que c’est vous qui avez raison. Cela drainera des troupes vers votre mouvement et donnera force à vos idées. Baissez les bras et observer ne vous mènera jamais à une quelconque victoire.

«…S’il me faut prendre le seul bus de la gare avec mon adversaire pour pouvoir le vaincre, je préfère encore, plutôt que de marcher et de m’épuiser…» Landry Vodji

Landry Vodji à  Raymond Gbodossou  je suis d’accord avec tout, sauf  »prouver aux autres que c’est vous qui avez raison » … enfin, dans un certain sens je comprends. Nul n’a la science infuse et j’estime que je peux bien me tromper. Et oui, à ce moment là, je peux bien abandonner mon groupe pour leur permettre d’évoluer puisque je ne voudrais pas constituer une entrave. (En mon for intérieur à ce moment, moi je reste persuadé que ce que je dis est juste mais je ne m’impose pas aux autres. Seulement je peux m’effacer). Ce qui en rien ne signifie que j’ai abdiqué. Je peux encore plus vite abandonner mon groupe si mes propres idées me deviennent préjudiciables. C’est à dire qu’en les émettant je me constitue des ennemis qui s’ajoutent à ceux que je me crée dans le camp d’en face. En vérité, dans une situation X, surtout politique, il y a tellement de paramètres parfois insaisissables que la raison même s’en trouve dépitée.

Personnellement, mes idées n’ont en rien effleuré de ta part le dénigrement. Pas du tout. Juste que sur cet espace que nous partageons chacun a son histoire et ses réalités que les autres ne maîtrisent pas forcément. Et la politique sous nos tropiques, dans les confins de la réalité et de la vérité, ne vaut pas la peine. Les peuples ont vraiment les dirigeants qu’ils méritent.
Revenant à la stratégie pour finir, je crois qu’à un moment donné il faut changer les paramètres. Pas les objectifs. Ni la vision. Mais quels sont ces objectifs ? S’il me faut prendre le seul bus de la gare avec mon adversaire pour pouvoir le vaincre, je préfère encore, plutôt que de marcher et de m’épuiser pour enfin ne même pas être au rendez-vous du combat. J’aurais tout dit.

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