Guinée Conakry : Que mijote le Général Sékouba Konaté ?

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Avant le confinement lié à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), l’ancien chef de l’Etat guinéen jusqu’à décembre 2010, le Général Sékouba Konaté, a, selon certaines sources crédibles, séjourné dans plusieurs pays en Afrique et dans le Golfe persique : De la Lybie à Djibouti en passant par les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et l’Arabie saoudite.

Le Général Sékouba Konaté

Que va chercher le « Tigre » dans ces différents pays en l’espace de quelques semaines ? Que prépare l’ancien haut représentant de l’Union africaine (UA) pour l’opérationnalisation de la Force africaine en attente (FAA) et responsable de la planification et de la gestion stratégique des opérations de soutien à la paix de l’UA ? Que mijote encore ce Général d’armée qui a gagné en popularité entre 2000 et 2002, lors des actions le long des frontières commune avec le Libéria et lors de la Mission des Nations-Unies en Sierra Leone (UNAMSIL) en Sierra Leone ? Formé au Maroc (Académie royale militaire de Meknès), en France (Brevet de chef de section Parachutiste à Pau et cours d’entraînement du 1er degré à Mont-Louis) et en Chine (Ecole de guerre), le prédécesseur du professeur Alpha Condé a-t-il l’intention de répondre à l’appel pressant patriotique du peuple guinéen meurtri en reprenant le contrôle du pays ?

Voilà autant de questions sérieuses qui trottinent dans les méninges des observateurs avertis de la scène politique guinéenne, au regard l’agenda surchargé de l’homme fort de Kankan.

Le Général Sékouba Konaté ne cache pas ses visites notamment en Lybie aux côtés du maréchal Khalifa Haftar (l’homme fort de l’Est de la Lybie) et à Dubaï pour entretenir les contacts noués durant sa présidence. Des indiscrétions indiquent qu’il renforce sa stature d’homme d’Etat en tissant des réseaux internationaux efficaces afin de raffermir ses entrelacs politiques, militaires et diplomatiques.

Lorsqu’on se réfère à l’une de ses interviews accordées à un média dans laquelle il affirmait que, face à la dictature autocratique ou à la confiscation du pouvoir d’Etat, tous les moyens légitimes doivent être utilisés pour rétablir l’ordre, la discipline, la paix, la sécurité et la stabilité, on se demande si ses manœuvres ne vont pas dans le sens d’une éventuelle action contre le régime de Conakry de plus en plus vomi par le peuple en raison du bilan désastreux du président Alpha Condé qui tue ses compatriotes à balles réelles pour se maintenir au pouvoir ?

En tout cas, les jours à venir situeront chacun sur les vraies intentions du « Tigre ». En décembre 2019, il n’a pas pu regagner Conakry pour prendre part au mariage de sa fille aînée, son voyage ayant été refusé par les autorités. A suivre.

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