23 septembre 2021
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AFRIQUE BENIN

61 ans d’indépendance du Bénin/Le brûlot de Kémi Séba au Président

Connu pour ses prises de positions tranchées sur les questions panafricanistes et anticolonialistes, l’activiste Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba fait également des questions des droits humains et des libertés, ses thèmes privilégiés. Son dernier brûlot, il l’a consacré au président béninois, Patrice Talon et à sa gouvernance.  Le régime politique qui a cours au Bénin est à l’opposé de la démocratie affirme l’activiste polémiste qui soutient avec forces détails que dans le Bénin actuel, rester politiquement en  vie et s’offrir une jolie carrière tient à deux petites choses ; se soumettre tel un esclave, être proche du pouvoir, appartenir à l’un des deux blocs présidentiels ou l’un des partis politiques d’opposition contrôlée. Posté sur sa page facebook à la veille de la commémoration du 61ème anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, ce brûlot de Kémi Séba secoue la toile et alimente bien de débats.

Dans son post, Kémi Séba, dit vivre «dans un pays ou une seule personne sur 13 millions possède 95% des ressources de la nation».  Cet homme selon l’activiste est surnommé par ses indéfectibles et inconditionnels soutiens, «le businessman de génie, le golden boy, le bâtisseur de l’État». En revanche écrit Kémi Séba, les plus lucides en ont toute une autre perception.

Selon l’activiste, au Bénin, «la pauvreté est une religion, les familles éprouvent du mal à avoir un repas par jour» et quiconque s’oppose «trop frontalement» au régime court le risque de se retrouver en prison ou contraint à l’exil.

Faisant une peinture sans complaisance du Bénin et du fonctionnement des médias, le président du mouvement Urgences panafricanistes estime qu’à de très rares exceptions, les médias de son pays se livrent à ce qu’il qualifie de «concours à qui fera le plus grand nombre de louanges au Président », car déplore t-il, «l’information ne compte pas, à l’exception de la nouvelle tribune,  ou de Sikka TV (même si sur cette dernière on peut critiquer le Président, mais pas le néocolonialisme français, vu que son patron, Ajavon Sébastien, y vit, en France…) ».

Kémi Séba dénonce le panafricanisme de circonstance du Président qui ne se manifeste qu’une fois toutes les années bissextiles, d’autant que ce dernier  aurait flairé «…la popularité de ce courant au 21ème siècle». L’auteur du post fustige la participation du Président à des congrès qu’il qualifie de «congrès panafricains bidons ou les intervenants sont tous inconnus au bataillon du monde panafricain». Car relève t-il, «quand il s’agit de pratiquer le panafricanisme politique et économique, le Président  n’est plus là». Pour étayer ces allégations, Kémi Séba rappelle au passage les menaces dont il aurait été l’objet de la part du ministre de l’intérieur Sacca Lafia, suite à son expulsion de la Côte d’Ivoire. Mieux, le cas Yves Ogan, du nom de ce directeur des  services législatifs de l’Assemblée nationale du Bénin, limogé pour avoir insisté sur le fait que le franc CFA encore moins l’Eco n’arrange pas le Bénin et qu’il est temps de s’en débarrasser au plus tôt. Il importe de rappeler qu’en son temps, cette déclaration de Yves Ogan a suscité une prompte réaction des services de communication de l’Assemblée nationale qui ont tenu à  se démarquer ; «l’avis et le commentaire donnés par Yves Ismaël Ogan sur le franc Cfa et l’Eco ne sont pas ceux de l’institution parlementaire et n’engagent nullement celle-ci» ont-ils signalé.

Pour Kémi Séba, «…panafricain, (le Chef de l’Etat) ne l’est pas trop non plus quand il privilégie, pour fournir certains marchés, les Chinois et autres Asiatiques à son frère Aliko Dangote, et tant d’autres opérateurs économiques africains…».

Pêle-mêle,  le président du mouvement Urgences panafricanistes aborde différents sujets dans son post où il a été question de talonisme, de la justice où selon l’auteur, les lois seraient au service d’un homme, d’un clan, et utilisées uniquement pour réprimer ceux qui sont d’avais contraires.

À ceux qui s’inquiètent des déconvenues auxquelles il s’expose en critiquant aussi vertement le régime et son chef, Kemi réponds : «une fleur née en enfer ne peut avoir peur des flammes», et ajoute : «L’enfer de la négrophobie, de la violence de la suprématie blanche, des brutalités policières en tout genre, et des persécutions du régime français et de ses employés, les présidents noirs de la Francafrique des années plus tard, m’a forgé. Je n’ai peur que de Dieu. Tout ce qui se passera contre moi, la jeunesse africaine le saura. En temps réel.

Stellio (Stélio) Gilles Robert Capo Chichi est né en France de parents béninois le 9 décembre 1981. Il adopte le pseudonyme «Kémi Séba», transcription francisée d’un terme égyptien signifiant «Étoile Noire».

Par AtaviDjo

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