23 septembre 2021
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AFRIQUE BENIN OPINION

Bénin/Dégel à la crise sociopolitique par la main tendue de Talon à Yayi: Les “Pour et contre” s’affrontent

Dans un récent post sur sa page facebook, le politologue Bénino-canadien Boni Richard Ouorou est parti du constat que la nomination du chef de file de l’opposition ne devrait pas relever d’une tâche spécifique de l’agenda du Président de la République. Selon l’auteur, bien d’autres «anomalies» qui relèvent du champ des “coups politiques” peuvent conduire des dirigeants à en marquer à leur adversaires, en posant des actes qui n’ont d’autres finalités que d’exacerber les crises, et conforter les rapport de forces. Partant de ce postulat, Boni Richard Ouorou estime que ce sont là, des «erreurs législatives à corriger». Ce qui motive d’ailleurs à l’en croire, son appel à «des rencontres de haut niveau en vue d’un dégel de la crise politico-institutionnelle qui perdure dans notre pays». Le politologue exhorte les uns et les autres à travailler «à concrétiser ces rencontres en vue d’un dégel imminent et d’un rétablissement des valeurs institutionnelles». Cette sortie de Boni Richard n’est pas demeurée sans réactions. De nombreux compatriotes (les pour et contre) ont largement exprimé leurs opinions à travers un débat nourri. Suivez.

Boni Richard Ouorou

Cher.e.s terrien.ne.s,

En écoutant le doyen Basile Ahossi reprocher au chef de file de l’opposition le fait que ce dernier ai adressé des correspondances aux autres partis de l’opposition avec l’en-tête de son parti les fcbe, je me suis rappelé d’une critique que j’avais faite il y a quelques années au sujet de la loi sur le système partisan qui aboutissait à la désignation du chef de file de l’opposition par décret présidentiel.

Cette loi a permis la gène que suscite aujourd’hui le fonctionnement de ce qu’on a voulu institutionnaliser.

En l’occurrence, le chef de file de l’opposition, sa nomination, n’a pas besoin d’être une tache supplémentaire à l’agenda du président de la république.

Ce sont les populations elles-mêmes où le peuple ou encore les électeurs eux-mêmes qui désignent le chef de file de l’opposition aux sorties des urnes.

Dans ce cas, après chaque élection, le gagnant venu second juste après le premier qui reçoit tous les lauriers, le second qui a le plus d’élu en nombre, s’il ne s’est allié dans une coalition ouvertement déclarée avec le premier, devient systématiquement son opposant et compte tenu de son nombre d’élu prend la tête de l’opposition et en devient le chef de file.

Toutefois, en devenant le chef de file de l’opposition il n’en est pas le représentant de facto puisque même au sein d’une opposition il peut avoir des oppositions idéologiques et de valeurs. Par conséquent, le chef de file de l’opposition ne peut être une institution représentative de l’ensemble de l’opposition sur les questions partisanes. Mais il peut dans des conditions spécifiques définies avec ses paires, porter des messages à l’ endroit du public ou du parlement et même de l’administration central (présidence). Il demeure par conséquent membre de son parti et à tous les droits et même le devoir d’envoyer des correspondances à ses paires avec l’en-tête de son parti.

Ces erreurs législatives sont à corriger; et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’appelle à des rencontres de haut niveau en vue d’un dégel de la crise politico-institutionnelle qui perdure dans notre pays. Certaines rancœurs peuvent pousser des dirigeants à vouloir marquer le coup à —leur adversaire— en nommant des personnes quelques peu farfelues ou détestées par l’autre à des postes parfois sans responsabilités mais qui ont des significations et portent le visage de la crise.

Je voudrais exhorter encore une fois les uns et les autres à travailler à concrétiser ces rencontres en vue d’un dégel imminent et d’un rétablissement des valeurs institutionnelles au sein de ce qui s’apparente comme tel.

NB: je voudrais rassurer mon grand frère Coovi Bertin qui rappelait dans une audio, que si lors de mon passage à Cotonou, si j’y vais un jour, si j’avais des dossiers pendants devant la justice, je n’y échapperais pas à cause du fait que je révise mes positions ces temps-ci. Qu’il soit rassuré, je ne dois à personne au Bénin et n’ai aucun dossier sinon que je recours à la presse pour partager mes idées, faire la promotion de mon ouvrage et que j’envoie de l’argent à ma famille.

Par conséquent, s’il arrivait que je rencontre le chef de l’Etat lors de mon déplacement et je le ferai, je ne serai d’aucun embarras pour son autorité. Je ne dois à personne, je sais créer des entreprises et les fermer quand ça me tente même si certains abrutis disent de moi que je suis gardien d’enfants, un seul service d’éducation d’enfant me rapportait autour de 17000 $ par mois soit, 12 millions a peu près et j’en avais trois jusqu’en 2016. N’écoutez pas les tarés qui veulent vous faire croire qu’après les diplômes, il faut attendre un travail avec costume et cravate. Réaménagez vos attentes !

Portez-vous bien,

Richard Boni Ouorou♥️

Politologue

Les réactions des internautes

Farwell Ahogni à Richard Boni Ouorou. C’est la dernière partie de ton intervention qui m’intéresse moi. «N’écoutez pas les tarés qui veulent vous faire croire qu’après les diplômes…» Et bien, c’est la preuve que vous ne connaissez rien de ce pays et vous ne luttiez que pour vos intérêts personnels. Le travail n’existe pas dans ce pays. Vous soutenez un système corrompus, injuste et illégal. Un système qui a promis aux parents et aux enfants que pour réussir, devenir médecin, enseignant, forces de l’ordre, politologue, ingénieur, il faut aller à l’école, avoir de bonnes notes, être parmi les meilleurs. Les parents ont cru, les enfants ont cru. Les uns ont envoyé les enfants à l’école, les ont soutenu pendant des années, les autres ont été, ils ont eu de bonnes notes, ils ont réussi et à la fin, le système les a baisé profond en les chiant à la gueule comme quoi, que c’est pas de sa responsabilité de leur trouver emploi, de les soutenir, qu’ils ont été à l’école pour rien et que pour réussir, pour trouver d’emploi, qu’ils ne peuvent que compter sur eux même. C’est criminel. Nous avons cru en un système bancal qui nous a promis le paradis mais à la fin nous offre l’enfer. Mais vous avez raison, vous (politiciens) faites ce que vous faites parce que les jeunes vous laissent faire et sont même complices. Ailleurs, vous (toute la classe politique) auriez été balayés et rangés dans l’abîme de vos crépitudes. Personne n’attend un travail avec costume et cravate, c’est l’argument d’une autre époque, d’une autre réalité et il n’y a que ceux qui sont de la rupture qui l’emploient. Le travail n’existe pas au Bénin.

Boni Richard Ouorou à Farwell Ahogni vous devez malheureusement vous en prendre à vous-même. Ce sont vos parents et vous-même qui votez pour asseoir le système et quand ça chauffe vous vous en prenez aux autres ?

Farwell Ahogni à Boni Richard Ouorou mes parents et moi n’avions voté pour aucun système, c’est le système qui nous a été imposé. Aucun béninois n’a jamais opté pour aucun système. Ce sont les politiciens corrompus qui l’ont érigé pour bien brimer les pauvres.

  Yaovi Bob Liassidji à Boni Richard Ouorou pauvre de lui. Malheureusement, il mettra encore du temps pour comprendre.

  Judicaël Alladatin à Yaovi Bob Liassidji … trop d’incohérence dans le dilatoire. Dans quel pays l’état se charge de trouver un emploi pour chaque diplômé même ? Et j’en connais pas mal.

  Francois Atekpami à Farwell Ahogni désolé ici je lis que des gros Français, mais je voudrais aller dans mon petit Français, quand vous parlez d’emploi, je vous prie de dire à ces diplômés sans emplois là que l’État ne peut engager tout le monde et plus loin, ces diplômés là sont des fainéant puisque quand on est intelligent on se créer soit même une opportunité on attend par être recruté… Qu’ils créent eux même quelques chose pour réduire un pour le taux de chômage.

Farwell Ahogni à Francois Atekpami : vous les auriez dit cela il y a 30 ans et aucun d’entre eux n’ira gaspiller de l’argent dans les écoles.Voilà une autre aberration “l’État ne peut pas engager tout le monde” Et bien, ce n’est pas de l’Etat qu’il s’agit ici mais du système même si je trouve qu’il est de la responsabilité de l’Etat de trouver d’emploi à tout le monde. Quelle réconciliation voulez vous dans ce foutoir ? Quand l’État abandonne ses fils ? Quand l’État prend tout et ne donne rien ? Les gens se sentent abandonner par leur pays, ne soyez pas étonné de les voir se lever contre leur pays et c’est pour prévenir ça que nous dénonçons le mal dès maintenant au lieu de vivre dans le déni, le mensonge et la complaisance. “ces diplômés sont des fainéants…. ” Voilà des propos qu’il faut éviter de tenir. Ce n’est pas parce que vous avez la chance d’ être dans la bonne grâce du système que tout le monde l’est. Le système fait bien plus de victimes que de sauvés. ” créer des opportunités “. Très drôle, c’est facile quand on est à la bouche mais à la pratique, vous disparaissez. Votre réaction prouve que vous n’avez jamais rien créé et que vous n’avez jamais connu la pauvreté sinon vous comprendrez que ce n’est pas les opportunités qui manquent mais les moyens pour les concrétiser. Donne-moi une seule opportunité qu’on peut créer sans aucun moyen ? Donne les moyens à l’homme le plus stupide et il te fera des merveilles. Et si le système fait des fainéants des diplômés alors j’ai raison d’aller contre ce système. Savez-vous qu’ailleurs, qu’il suffit d’avoir un diplôme pour être soutenu par le système ? (Des allocations familiales, des prêts bancaires sans gage, des crédits bancaires, des aides sociales) Savez-vous qu’ailleurs que les gens n’ont plus comme soucis la faim et que le système s’ active à les nourrir ? Il y a tellement de choses que vous ignorez et ceux qui vivent dans ces contrées d’ailleurs se plaisent à vous mentir.

  Julienne Akouègnon à Farwell Ahogni voilà la parie qui m’intéresse dans vos dires aussi « nous avons cru en un système bancal qui nous a promis le paradis mais à la fin nous offre l’enfer “. Qui vous avait demandé de croire à ce système en 2016. N’étiez-vous pas averti des retombées ??? Boni YAYI ne vous l’avait-il pas prévenu ??? Si vous avez cru en lui, c’était parce que quelque-part vous même étiez naïf ou que vous avez stupidement profité de ses présents. Quand vous vous acharnez sur Boni Richard Ouorou je me demande si c’est lui qui vous avait amené Patrice Talon en 2016, en tant qu’acteur de la vie sociopolitique Mr Boni Richard Ouorou ne s’aurait resté indifférent à ce qui se passe, et n’a aucune force d’aller retirer Talon de la présidence, mais peut faire des suggestions et des concessions en apportant sa touche. Au lieu de vous dressez contre Mr Boni vous feriez mieux de vous dressez contre ceux qui ont porté en triomphe Talon en 2016. Allez à la source du mal, questionnez Ajavon questionnez SOGLO, questionnez Azanaï et vous auriez la vraie réponse.

Farwell Ahogni à Julienne Akouègnon vous vous méprenez sur mes intentions. Et vous confondez le système politique au système Étatique. Le système dont je parle existe avant 2016, avant 2006. C’est le système qui dit qu’avant d’accéder à un concours sur texte, il faut un diplôme alors que c’est ce même qui a formé les gens les reconnaissant compétent d’où leur qualification pour l’obtention d’un diplôme. C’est ce système qui a été travesti au cours des années par des politiciens corrompus. Et c’est ce système qui permet aux gens comme talon de faire ce qu’ils font. C’est ce système qui fait du président l’homme le plus puissant du pays, le dieu de son peuple. Je ne m’en prends pas à M. Boni Richard mais plutôt à la classe politique. Et qu’on le veuille ou non il fait partie de cette classe politique et faire partie d’une classe politique ne veut pas dire appartenir à un parti politique ou mouvement politique. Je ne suis pas contre M. Boni Richard. Pour votre gouverne, je fais partie de ceux qui ont combattu talon en 2016. Le problème, ce n’est pas talon, c’est le système et mon commentaire est allé dans le sens de la responsabilité du système et non de la réconciliation.Haut du formulaire.

  Aimé Agbokoun Officiel : On croyait en vous mais hélas. Je ne sais ce qui vous motive en retournant votre veste mais le temps nous le dira.

Auteur Boni Richard Ouorou à Aimé Agbokoun Officiel : la prochaine fois, pour vous éviter ce chagrin, croyez en vous et en votre Dieu.

Hermann Kekere à Boni Richard Ouorou : Belle analyse. Cependant, il y a un aspect du droit administratif et des finances publiques qui explique le fait que la loi exige que le chef de l’opposition soit nommé par décret présidentiel. Je ne t’apprends absolument en disant que le chef de l’opposition a, aux termes des dispositions de la loi, des avantages en natures et en argent qui sont payés par le trésor public. Pour cela, il faut un acte administratif pour que le trésor public débourse les avantages. La préoccupation est alors de savoir: est ce que le chef de l’opposition a besoin, en dehors du soutien financier public prévu par la loi dans le cadre de l’animation de la vie, publique, d’autres avantages qui nécessite une nomination ? Comment tu l’as dit, il faut un dialogue de haut niveau pour agencer certaines choses. Merci de continuer à nous partager tes analyses.

 Boni Richard Ouorou à Hermann Kekere : je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais ce n’est pas la une « nomination » parce que la nomination suppose que son fonction vient de son apparente subordination au chef de l’état (elu). Or dans le cas d’une opposition la règle de la subordination a l’élu est levée. Le chef de l’état constate sa désignation par les électeurs aux sorties des urnes puis prend un décret lui affrétant les moyens prévus par la loi dans le cadre de ses fonctions. C’est la « nomination » qui crée l’ambiguïté de mon point de vue. Merci beaucoup pour la contribution

Hermann Kekere à Boni Richard Ouorou : Tu as vu juste sur la nuance. Je pense le décret de nomination n’était pas nécessaire. Il fallait juste un décret ordonnant les procédures de mise à disposition des avantages. L’un dans l’autre, l’autre dans l’un, il faut que nos chef politique ait un sens de leadership pour élever les discussions. Merci à toi pour l’échange.

  Fatiou Ousman :Je relève de ce texte que tu as annoncé que tu chercheras à rencontrer Patrice Talon. Me suis-je trompé ?

  Serge Houngue : Heureux de savoir que Richard a compris enfin qu’il ne sait à rien d’être en permanence en bras de fer. Seul le dialogue peut nous sortir de la crise. J’apporte tout mon soutien à ta nouvelle démarche !

Fatiou Ousman à Serge Houngue : pas étonné

Serge Houngue à Fatiou Ousman : J’ai toujours prôné le dialogue. Je ne l’ai jamais caché !

  Julienne Akouègnon : Serge Houngue c’est la meilleure façon de décrypter les tensions de la crise sociopolitique au Bénin, mais malheureusement Patrice Talon n’y écoute personne, il ne fait que faire à sa tête, toutes les bonnes démarches des uns et des autres ont été vaines et sans succès, juste parce qu’il ne tient qu’à lui seul.

Serge Houngue à Julienne Akouègnon : Espérons qu’il tienne parole cette fois-ci. Ce qui est sûr, le temps nous dira qui est sincère ou pas. Ceux qui ont accepté la “main tendue” ont raison de le faire. C’est maintenant à celui qui a tendu la main de continuer sur cette lancée en prenant des initiatives salvatrices pour un dégel de la tension politique. Le peuple souverain observe les uns et les autres.

  Ignacio Julio Dos-santos : Très bonne analyse

  Codson Codson : Dans un système parlementaire, le chef de l’opposition est naturellement connu et surtout quand on est dans le bipartisanisme……là en occurrence, malheureusement nous au Bénin sommes dans un système de président tout-puissant qui déjà pourrait avoir le parlement tout entier sous sa coupe et rien pour les autres et plus encore avec le seuil des 10% pour être représenté dans un conseil ou autre…la solution de la désignation factice d’un chef de file de l’opposition est vite trouvé. Circulez il n’y a plus rien à expliquer ou à opposer….c’est ainsi. Mais une chose est sûre, le Bénin nous survivra tous. #BoniRichardOurou….

  Parfait Dossa :  Validé ✅j’aime bien votre simplicité 👍👍

  Civel Ateto Immo : Décision salutaire 👏👏👏

  Alain Sotchoume : De fond en comble, il y a tellement de choses à revoir sur nos lois dans ce pays. Je partage cette proposition et cette position de faire en sorte que tous les enfants de ce pays se parlent honnêtement et sans fioriture.

  Augustin Ogodo : Partie politique m’intéresse pas mais l’entreprenariat 💪💪💪

  Esmeranlda Dalloz : Merci pour ces fructueux conseils 🙏🙏🙏🙏🙏…Vous êtes vraiment le meilleur

  Narcisse Soglohoun : Je partage entièrement cette belle réflexion

  Kossouho Kenyce Estève : Boss je te kiff simplement c’est toi le meilleur

  Roland Lanmadoucelo : Quel sont les chefs de fil de l’opposition institutionnel nommé qui ont gagné une élection en Afrique ? Ce mode de nomination a toujours mis à rude épreuve la crédibilité populaire de cette opposition. Ce n’est point de nos cultures et ce n’est pas pour demain.

  Hubert Mahutin Gnonlonfoun : La jalousie de Bertin Coovi n’a pas de limite (No limit).

  Julienne Akouègnon : Nous aurions aimé que ce soit le peuple qui désigne celui qui représentera le chef de fil de l’opposition, point bas, car les autres supputations autour son source de trahison et d’inefficacité.

  Innocent Lokonon : Je suis à côté

  Richard Zougou : Toujours stylé

  Civel Ateto Immo :

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