23 septembre 2021
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BENIN OPINION

Bénin/Procès de Joël Aïvo et consorts:”Un procès politique, voué à un règlement politique”.

Regard de Me Baparapé, avocat.

Reçu sur l’émission 100%Benin de Sikka TV, à propos du procès du professeur Joël Aïvo, Me Baparape n’a pas porté de gants pour clamer haut et fort qu’il ne fallait rien attendre dudit procès. Motif, selon le président de l’observatoire des droits de l’homme et des peuples, ce “procès est politique et ne peut connaître qu’un règlement politique”.  

Le constitutionnaliste Joël Aïvo, gardé en détention préventive depuis plus de trois mois pour, entre autres, blanchiment d’argent, a comparu pour la première fois le 15 juillet dernier. Un procès qui a focalisé l’attention, aussi bien des Béninois que des hommes et femmes épris de paix et de justice de toutes les contrées. Ici et ailleurs, la curiosité était grande par rapport aux griefs retenus exactement contre la personnalité mise en cause, en l’occurrence le professeur d’université, Joël Aïvo.

Mais au cours de ce procès annoncé à hue et à Dia, la montagne accoucha d’une souris. L’accusation n’a pu apporter la moindre preuve qui puisse justifier l’incarcération du professeur de droit public. Cette incapacité des juges de la CRIET parut suspecte d’autant que les arguments développés ici et là pour maintenir le mis en cause en détention préventive ne réussirent à convaincre que les sots et les dupes. 

Alors que les spécialistes du droit s’échinaient à comprendre l’attitude de  la CRIET dans le procès Aivo, le président de l’observatoire des droits de l’homme et des peuples, Me Baparapé, jeta un gros pavé dans la marre. 

De la politique, non pas de la justice

Au sujet du fameux procès Aivo, l’un des avocats du mis en cause, Me Aboubacar Baparapé, se prononçant sur le dossier  dans l’émission 100%Benin de notre confrère Sikka, deeclara sans ambages qu’il ne fallait rien attendre du procès du professeur Joël Aïvo. Selon le défenseur des droits de l’homme et des peuples, il s’agirait d’un procès politique, donc qui ne peut trouver de solution que politique. Une telle déclaration sur un plateau de télévision, On s’en doute, sema une grande polémique au sein de la communauté juridique. Faut-il désormais se référer au président de la République, lui qui est en même temps chef de l’exécutif ? Baparapé a parlé. L’histoire lui donnera t il raison ? On ne perd rien à attendre. Pendant ce temps, le professeur Joël Aïvo se doit de prendre son mal en patience. Il doit se contenter encore de corriger les thèses de ses étudiants. C’est cela faire contre mauvaise fortune bon cœur. 

Manu Folashade. 

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