24 octobre 2021
Image default
AFRIQUE BENIN SOCIETE

Bénin/Talon et Yayi au palais de la Marina:Les coulisses d’une rencontre

La rencontre tant annoncée a fini par avoir lieu ce mercredi 22 septembre 2021 entre le Président Patrice Talon et son prédécesseur, Boni Yayi, au palais de la présidence à Cotonou. Tout ceci n’aura jamais été possible si en amont, des tractations n’avaient eu lieu et que de part et d’autres, des concessions n’avaient été faites, juste pour consacrer le principe des retrouvailles. Tant, l’écart s’était accentué entre les deux hommes tout au long des cinq dernières années. Aux nombreux appels à la réconciliation et à la concorde nationale se sont succédé bien de démarches et d’initiatives. Le politologue Bénino-canadien Richard Boni Ouorou, bravant entre autres ce qu’il appelle «la guérilla partisane», a été l’un des personnages clés à inciter les deux protagonistes (Yayi-Talon) à taire leurs divergences pour se parler et donner une chance à la paix. D’où l’initiative : Convergence Nationale – Réconciliation. Une réconciliation entre les grandes figures qui aura des effets démultiplicateurs selon les explications du politologue qui s’en explique ici à travers deux interventions. Une série de propos assumés sur sa page facebook, le 19 septembre et une interview en date du 05 septembre 2021 dans l’émission Grand Angle de notre confrère en ligne Crystal News. Entre les lignes lisez les détails qui révèlent, on s’en doute, les coulisses de ce qui est devenu réalité ce mercredi, par la rencontre Yayi-Talon au palais de la Marina.

Richard Boni Ouorou réagit sur sa page facebook: «Que l’on le veuille ou non, Thomas Yayi Boni n’aurait pas pu rentrer chez lui tranquillement au Benin sans notre dernière initiative (Convergence Nationale – Réconciliation). Nous avons permis, de le remettre au cœur du débat politique, et ce, dans une  toute autre approche et d’une autre manière».

«En sous-entendant qu’il était prêt à saisir la main tendue  du chef de l’Etat M. Patrice Talon, nous avons manœuvré à lui fournir une totale couverture médiatique, mais en même temps, chargé l’opinion a porter un autre regard sur ses perspectives une fois de retour au pays. En définitif, qui voudra se mettre à dos, et immédiatement, l’opinion en touchant quelqu’un qui porte la paix et répond à une invitation implicite ? Patrice Talon ne voudra pas se mettre à dos une fois encore l’opinion et se faire dire qu’il n’a pas de parole. Cette fenêtre d’opportunité que nous avons offert a l’ancien président; il s’en est servi et nous lui souhaitons un bon retour chez lui dans l’espoir, que sans amnésie et sans complexe, ils poursuivront tous les deux, sur le chemin que nous leur avons tracé, les efforts de paix et de concorde aux fins de libérer le pays et par là concrétiser la libération des otages politiques ( je veux parler de mon ami Aïvo, Nadine Okoumassous et tous les autres)»

«Qu’on soit clair, ce faisant je n’ai aucun mérite. Le mérite vous revient à vous tous béninoises et béninois qui avez commenté de différentes manières cette initiative, aux hommes et femmes des médias qui ont saisi la question et l’ont débattue ; lui apportant ainsi de la substance et divers contenus. A toutes et à tous, je dis un grand merci et que plus jamais,  ce patriotisme même s’il est trop souvent mis a l’épreuve, ne s’essouffle».

«Mon rôle dans le débat public, est d’apporter le maximum de clarification non seulement sur les acteurs et leurs manœuvres, mais aussi sur les sujets d’intérêt public qui vous touchent au quotidien. J’ai dans un premier message, revendiqué en votre nom le retour de M. Yayi Boni au Bénin. L’orientation des commentaires (pro yayi), leurs virulences à mon égard et leurs objectifs moralisateurs mais dénués de sens, ont fini de me convaincre une fois de plus que ma démarche était bonne. En effet, vu l’assaut sur le sujet par une certaine qualité de personne, j’ai fini de me convaincre que des deux côtés, celui de Yayi et de Talon, il existe un réseau bien disponible de Klébés. Cette guérilla partisane ayant pris d’assaut le sujet avec des arguments parfois ridicules, sera  la même qui sera utilisée pour torpiller un -dialogue national- s’il s’avérait».

Journaliste Crystal News: Alors, beaucoup vous sont tombés dessus, aussi bien les acteurs politiques que les béninois lambdas, qu’est ce qui vous a inspiré cette idée d’adresser une lettre pour  demander au chef de l’Etat de poser des pas.

R.B.O: Vous savez, de loin on voit plus près et je pense que juste par fibre patriotique, j’aime mon pays. Alors, je discute beaucoup avec les béninois que ce soit dans les foras, que ce soit au téléphone, j’ai de la famille au Bénin, et  on vit tous de façon prononcée, pour vous qui êtes au pays, mais par procuration pour nous qui sommes à l’international, nous vivons tous cette crise là.

On s’est dit écoutez, cette crise, elle a longtemps duré depuis 2016, et puis elle dure depuis que Patrice Talon a pris les rênes du pouvoir au Bénin, il y a une succession de crise. Par conséquent, il faut arriver à un moment où il faut poser des actes pour dénouer la crise, parce que la crise porte atteinte à la vie des personnes, mais aussi à leur situation sociale. Qu’est ce qu’il faut faire, on a épuisé pas mal de recours, je pense qu’il y a eu des tables rondes sur la question,  Patrice Talon a rencontré pas mal de personnalité de second choix au Bénin, mais il n’a pas rencontré toutes les personnalités. Alors, je me suis dit, est ce qu’il n’y a pas d’autres personnalités dans l’ombre, qu’il n’a peut-être pas encore rencontrées, et qui sont peut-être des acteurs qui vont venir  apporter des solutions, et qui vont dénouer cette crise-là. Je me suis dit, dans ce cas, puisque personne ne veut le faire, et qu’il y a beaucoup de mutisme dans le Bénin, ou que ceux qui viennent réfléchir à la place des ceux qui ne réfléchissent plus du commun des béninois, est-ce que ces gens ont peut-être des théories un peu utopiques. Alors il faut aller de l’avant. Je me suis inspiré de beaucoup de choses que je lis dans les foras,  des discussions que j’ai avec les personnes, même avec certaines personnalités d’ailleurs.

Quand on lit votre lettre, on lit également les bénéficiaires de l’initiative, de l’idée. Est-ce que quelques-uns  parmi ces bénéficiaires ont été consultés avant?

R.B.O: Avant d’écrire la lettre,  je sais que vous voulez parler de l’ancien président Thomas Boni Yayi , il est vrai que j’ai été en contact avec le président Thomas Bonis Yayi, mais je ne peux pas  vous dire aujourd’hui que le président Bonis Yayi est demandeur de la lettre, ou il a dit , écoutes Richard, il faut que tu réfléchisse un peu à ma place.  Non! Je pense que le président Thomas Boni Yayi a toutes les capacités, et qu’il peut très bien réfléchir. Mais par contre, je me dis, que depuis 2016 et avant 2016, il y a des problèmes entre le président Thomas Boni Yayi et Patrice Talon.

Alors, que faut-il faire aujourd’hui ? Il faut pouvoir organiser de sorte que ces gens puissent se parler, puissent discuter, qu’il y ait des deals entre eux. Peut-être qu’il y a des choses que les populations ignorent; ou peut-être qu’il y a rien, je n’en sais rien. Mais  Je dis qu’il faut quand même arriver à faire quelque chose  parce que le président Patrice Talon a rencontré presque tout le monde, les acteurs politiques  qui sont dans le pays, et aucun d’eux n’a pu dénouer cette crise. Il reste encore deux personnes qu’il a besoin de rencontrer peut-être, qui sont le président SOGLO, qui sont le président Boni Yayi. Parce que la crise, moi je le dis toujours, elle est politique; et non seulement, ça ,mais elle est entre deux, trois personnes maximum. Le rang des populations subissent par procuration. Donc, il faut que ces personnalités aillent se rencontrer, aillent se parler, et que peut-être que nous aurons la solution, et de là qui libérera les autres, qu’est ce que vous en savez,  puisque ceux qui sont en prison aujourd’hui, si vous avez écouté monsieur AVLESSI sur SIKKA tv , il dit écoutez, il y a des gens qui sont pris dans cette crise et qui n’en savent rien. Donc c’est comme si ces gens sont en prison aujourd’hui sont des otages de guerre.  Peut-être que les personnes qui sont de premier choix se rencontrent, qu’ils discutent et se donnent des garanties, à c moment-là , il y aura dégèle, qui permettra aux gens de sortir: Joël Aîvo d’aller retrouver sa famille, Reckiat Madougou, la pauvre Nadine Okoumasso, toutes ces personnes qui vivent par procuration,  la crise qu’il y a entre deux ou trois personnes; il faut que ça cesse à un moment donné.

Deux ou trois acteurs principaux n’est-ce pas dîtes-vous de tout ce qui se passe depuis 2016, les autres ne sont acteurs que par procuration, mais pour l’aboutissement d’une telle initiative,  vous ne pouvez (ne)  pas réussir sans leur accord?

R.B.O: Oui , écoutez, peut-être qu’il y a une confusion à ce niveau . J’ai l’impression que les gens pensent que quand je mets l’initiative, que je suis comme le docteur qui va faire le diagnostic, et qui va en même temps soigner le malade. Non, moi je n’ai aucune prétention.  Ce n’est pas comme si demain matin, j’ai l’intention de rentrer au Bénin,  pour qu’on me nomme, Conférencier National  ou acteur de ceci, non; ce n’est pas vraiment ça mon rôle, je ne suis pas dans cette démarche . je le dis sincèrement, les gens me croire ou non. je ne veux pas qu’on me nomme quelque part ou qu’on me donne quelque chose pour quelque chose que j’ai fait. Je pense qu’il faut à un moment donné, que quelqu’un dise quelque chose, pour qu’on puisse discuter autour. C’est des idées qu’on émet, c’est des réflexions .

Mais vous avez l’habitude de réflexions mais cette fois-ci , ce n’est pas juste une tribune que vous avez  signée mais vous avez adressé un courrier à l’un des principaux acteurs concernés par la situation.

R.B.O: C’est la sixième lettre que j’adresse au président Patrice Talon.

En effet.

R.B.O: Celle-là, et c’est ce qui me conforte, que malgré toute la polémique et la société , malgré tout ce que les gens disent de moi aujourd’hui, que j’ai bien fait parce que,  ça fait six (06) lettres que j’écris au président Patrice Talon , et c’est cette seule lettre là qui a beaucoup fait parler tout le monde; ça veut dire que la question de la frustration, la crise, elle existe et que à un moment donné , elle risque de péter. Vous savez, ça me rappel un peu ce théorème qu’on appel le théorème de plaque de Reason. Ceci vient des réflexions de quelqu’un concernant la sécurité et surtout  en aéronautique qui dit ceci: ce n’est pas un seul événement qui provoque les clash, c’est plusieurs évènements  mis bout en bout, qui vont provoquer un clash, et un clash d’avion ,vous savez, ça tue tout le monde. Aujourd’hui, moi je me suis dis, vous voyez ,toutes ces frustrations sociales: le chômage, le recul, l’amenuisement du pouvoir d’achat des populations, l’inflation, que tout le monde crie aujourd’hui. Toutes ces questions et surtout maintenant la question politique qui vient s’ajouter. Toutes ces questions mises  bout en bout peuvent conduire le Bénin sur  des chemins de désastre que nous allons tous regretter. Alors, s’il y a des acteurs,  s’il y a des personnes qui seulement parce qu’ils vont se rencontrer, parce qu’ils vont se parler sérieusement, ça peut permettre de dégeler la crise, alors pourquoi ne pas les appeler, pourquoi ne pas le convier? Je suis canadien, certes aujourd’hui, mais je suis béninois d’abord, et je ne serai jamais autant canadien que béninois. Je serai toujours plus béninois que canadien. Et si jamais, il arrive quelque chose dans mon pays, si mon pays brûle, ou s’il ya des crispations, de quelque ordre que ce soit, je serai aussi victime par procuration et je ne veux pas ça. Moi, j’aime anticiper sur les choses et je suis content pour cette  lettre  parce que j’ai écrit plusieurs articles même à l’endroit des béninois. J’ai écrit des lettres , c’est la sixième qui a fait jazzer comme on dit au Québec.  Donc ça veut dire qu’il y a quelque chose, alors pourquoi est-ce que tout le monde regarde Richard Boni Ouorouqui est au Canada. Mais trouvez l’idée, la façon de la faire aboutir parce que je ne viendrai pas la faire aboutir, non ce n’est pas mon rôle.

C’est la sixième lettre, celle qui a fait jaser, peut-être que vous n’êtes pas cette fois-ci  à la solution, voilà pourquoi ça jase ?

R.B.O: Au contraire,  je peux ne pas être à la solution, écoutez, je ne suis qu’un pauvre type assis dans  un coin  qui réfléchit.  Je ne suis pas  Einstein, c’est vrai mais est ce que j’ai touché du bout du doigt un problème, est ce que j’ai apporté une proposition, tout ceux qui émettent  des doutes, tous ceux qui animent la polémique,  qu’est ce qu’ils proposent, eux?,  parce que c’est très facile de rester à des milliers de kilomètres dans un petit costume et puis dire: Talon doit aller demander pardon à l’église et blabla, mais ce n’est pas vraie , c’est utopique, ça n’arrivera jamais; parce que l’église elle-même sait très bien que le jour où Patrice Talon aussi  téméraire qu’il est , décide de rompre le pacte de laïcité qu’il y a entre l’Etat et l’église, il va soumettre les gens de l’église, eux-mêmes  ils ont peur de lui. Si c’était Yayi Boni qui était au pouvoir, cette crise aurait déjà connu un dénouement parce que tout le monde s’en serait mêlé. AzannaÏ  aurait sorti sa chemise et son costume , les jeunes auraient déjà brûlé des marchés, l’actuel président de l’Assemblée Nationale aurait parlé ses plus beaux français, tout le monde aurait crié , parce que Yayi Boni, c’est quelqu’un qui a un certain respect des textes et qui à cœur la paix  au détriment de beaucoup de choses et vous savez.

Patrice Talon, lui il n’a pas peur.

R.B.O: Ecoutez, vous savez tous comme moi, Patrice Talon est un homme assez téméraire, quand il pense quelque chose, il va jusqu’au bout de choses, c’est un peu à la Poutine.

Mais ce n’est pas toujours la bonne chose qu’il faut faire, quand il s’agit de diriger un pays.  Vous savez , gouverner, c’est dans ce sens que quelqu’un d’intelligent a dit: vous savez relativement d’où  vous venez, vous savez très bien là où vous êtes, mais vous ne savez pratiquement pas où est ce que vous allez. Alors il y a des gens qui peuvent vous aider, qui comprennent le chemin et qui subissent les affres. Il faut pouvoir les questionner, il faut pouvoir parler avec tout le monde il faut discuter parce que vous ne pouvez pas, en étant une seule personne, Mr Patrice TALON, et prétendre être plus intelligent que 12 millions de béninois et c’est en cela que diriger c’est s’entourer de plusieurs personnes et d’écouter la diversité des opinions. Alors si nous sommes entrain de nous battre aujourd’hui pour cette diversité, pour cette pluralité là, il faut qu’en notre propre sein, nous puissions accepter des positions qui soient différentes de la nôtre, c’est aussi simple que ça.

Alors Richard Boni Ouorou si ça jase, ce n’est ce pas peut être parce que vous avez tout au moins péché par approche, vous aurez dû peut être posé des préalables auxquels vous n’êtes pas allez ? De maillon cette chaine de réconciliation. N’est ce pas vous qui n’avez pas assez muri votre initiative trop solitaire ?

R.B.O: Si les gens veulent que je les associe, c’est une idée que j’ai émise,  et non pas une structure à mettre en place. il ne s’agit pas d’un CV envoyé à monsieur Patrice Talon. Il s’agit d’une idée que j’ai rendue publique au détriment de certaines règles. J’aurai pu envoyer cette lettre directement par voix officielle à Patrice Talon telle que personne n’en saurait, mais j’ai émis une idée. Mais si cette idée, elle est importante, saisissez-la. Les gens créent tous les temps des foras dans lesquels ils me mettent, c’est plutôt moi qui refuse. Et comme je vous l’ai dit, je n’ai aucune prétention, je ne suis pas prêt demain à venir arracher un poste quel qu’il soit dans le gouvernement. Donc je ne vais associer personne parce que je n’ai jamais été avec personne dans ce combat. Je vous explique comment je fonctionne.

A mon réveil j’observe l’actualité, la presse, les foras, votre radio, j’en fais une synthèse. J’observe ce qui ne va pas ensuite je le note sur un papier, je l’enregistre dans mon téléphone. Je poste ensuite ce que j’ai pensé comme solution sur ma page Facebook.

Je n’appartiens à aucune de ces organisations, et je n’ai jamais demandé quelque chose, je ne suis encore moins partie prenante pour rien. C’est juste mon avis que je donne.

Est-ce que ce tollé que soulève votre proposition d’idée n’est pas due au fait de la non préparation des cœurs à  cette paix que vous voulez ?

R.B.O: Je ne force personne à faire la paix, je rappelle qu’en tout état de cause, certains sont en prison ou en exil, d’autre dans les maquis, d’autres qui vivent en marge du système aujourd’hui.

Pensez vous juste que deux individus à l’échelle d’une République ce n’est que deux individus BONI YAYI et PATRICE TALON sont entrain de pourrir la vie aux béninois depuis ces temps ?

R.B.O: Je ne pense pas, c’est le cas et vous le savez tres bien dans votre fort intérieur mais  je vous le dirai. C’est la guerre YAYI et TALON qui pourrit la vie aux béninois aujourd’hui et soyons sincère, car cette histoire a assez duré, maintenant il faut que ça s’arrête. Il ne sert à rien de dire partout  aujourd’hui que c’est une guerre entre le peuple béninois et Patrice TALON. Patrice Talon en est l’exemple par exemple pour sa dernière sortie pour les campagnes il a fait un gros fort pour le vote par sa force. Les béninois aujourd’hui ne comprennent pas l’enjeu politique ils ne savent pas non plus qu’est ce qui amène  le problème politique. Parce que ce n’est pas d’abord une crise, c’était au départ une crise politique ce n’était pas une crise économique car l’endettement dont on parle ne pouvait pas conduire le pays dans un marasme économique il y a deux ans. Plutôt des que Patrice TALON est arrivé au pouvoir; les premières manœuvres qu’il a conçues étaient dites politiques et celles-ci ont énervé que ce soit AJAVON que ce soit YAYI en leur enlevant tous les maires, en rasant tous les sous secteurs ou se trouvaient les amis de Yayi qui occupaient d’importants postes sans doute qui pouvaient aussi servir d’obstacles. Ce geste a donc généré des crises de frustrations  politiques et ce sont ces crises qui se convertissent en crise économiques.

Alors j’exhorte le peuple de prier et demander au Président Yayi de se remettre sur un point d’accord avec le Président Talon afin que nous soyons libérés.

Qu’est ce qu’on fera des morts de Banté de Savè, de  ces personnes en prison des taxes….Apres la réconciliation des deux figures de la politique ?

R.B.O: Malheureusement qu’est ce qu’on fait pour qu’il n’y ait plus de morts? Plus de frustration ? Pour que la population retrouve le pouvoir d’achat ? Pour qu’il y ait de la transparence, des débats libres, pour qu’il y ait une politique inclusive ?

Nous sommes tous compatissants vous et moi  de la douleur des familles de tous ceux qui ont perdu des familles des membres chères mais ce que nous devons leur dire aujourd’hui est comment faire pour ne plus perdre d’avantage parce que chaque fois que l’on perd un truc de cher ca nous fait mal alors pour que ca na se répète plus il faut que nous parlons a ces deux personnes qui sont entrain d’animer la crise, campés sur leurs égos sur leur positions d’aller se voir pour que la crise puisse cesser.

Est-ce de cette manière vous pensez que les choses pourront s’arranger ? On pourra aboutir a une réconciliation facilement?

R.B.O: Je pense aujourd’hui que le programme YAYI n’a plus aucune prétention politique d’âpres ce que je sais, c’est quelqu’un qui  a fini ses 10 ans et qui n’a plus rien a prouver a qui que ce soit car il a su faire ce qu’il fallait à son pays en jouant son rôle.

Vous parlez à sa place ? C’est vous-même

R.B.O: Oui il a compris que celui qui est là actuellement ne lui permettra plus jamais certaines choses ; raisons pourquoi il a changé d’avis. Il y a des personnes qui veulent se cacher derrière lui qui veulent porter son manteau pour aller faire des combats et  je pense que ces personnes devraient arrêter pour que la crise politique que leurs positions et ambitions animent dans le pays puissent s’arrêter  pour que les béninois cessent de souffrir.

Malheureusement si quelqu’un comme YAYI BONI décide de faire la paix avec  TALON puisque je connais le Dr YAYI pour son pacifisme, il serait bien de le faire en toute confiance déjà qu’on connait TALON pour sa confiance. Et je pense aujourd’hui que TALON  a plus peur de YAYI que YAYI envers  lui. Tout ce qui fait que nous avons aussi tous peur de Patrice TALON. Il urge donc de faire la paix entre ces deux pour mettre les choses au clair. Je pense aussi que Yayi a encore un grand rôle a jouer au Bénin mais pas de manière politique, mais un rôle arbitral, un rôle de conseiller car le Pr YAYI a encore les bonne qualités pour interagir dans ce mouvement et bien s’y mettre.

Est-ce votre proposition ne fait pas la part ?  Trop bien à Patrice TALON n’est ce pas ? Peut être est-ce qui frustre les gens. Patrice TALON est juste dans ses réformes ?

R.B.O: Pour être  sincère avec vous, je ne fais pas de part belle à PATRICE TALON mais plutôt au peuple béninois à qui je demande d’essayer de trouver  un moyen pour qu’on puisse nous libérer afin que la politique puisse être inclusive 

Le plus fort est toujours le plus fort

R.B.O: En chassant KEREKOU du régime en 1990 mais en réalité son régime présidentiel n’a pas changé on disait de lui qu’il utilisait des pouvoirs pour gouverner par contrainte aux populations.

Articles Similaires

Politique/L’acte administratif sur mesure du Ministre de l’intérieur au parti Fcbe:Le récépissé rapiécé de Sacca Lafia

Joseph Perzo

Au professeur Victor Tokpanou et à l’élite béninoise/Le cri de révolte de Me Fatiou Ousman

Joseph Perzo

Tics/Croissance économique et inclusion sociale:Ericsson mise sur “Africa in Motion”, le moteur de l’innovation

Joseph Perzo

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d’accord avec cela, mais vous pouvez vous retirer si vous le souhaitez. Accepter Lire la suite