3 mars 2021
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BENIN CULTURE

Convictions:Le nouveau-né de Célestine Zanou dans les librairies

Célestine Zanou, vient en effet de donner naissance à un nouveau-né, affectueusement appelé «CONVICTIONS». Un accouchement qui a du être laborieux. Le nouveau-né semble se porte bien ainsi que la mère de ce grand bébé attendu, car les signes de la délivrance perceptibles depuis. Un important événement en somme. Car, «Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille  applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille et fait briller tous les yeux, et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, se dérident soudain à voir l’enfant paraître, innocent et joyeux». Ces quelques extraits de ce poème de V.H illustrent éloquemment la nature d’un événement livresque majeur de ces dernières années. Un accouchement qui a du être laborieux. La dépêche a fureté pour vous.

Liminaire

“A l’instar du monde où cohabitent et se côtoient les contraires, l’Afrique a elle aussi du bon et du moins bon, elle a ses dieux et ses démons. Ce sont autant de Nil et de soleils, et ce sont des gousses d’histoire et de géographie : gousses à l’envers souvent et bavardes à l’envie, gousses parfois à l’endroit précurseurs précoces de la vérité de demain, à bien chercher, parce que rares, très peu en vue et entendues voire combattues. Ainsi se décline l’échiquier politique africain.

Aujourd’hui plus qu’hier, le monde connaît l’Afrique au travers des clichés de résilience face aux manques, aux maladies et aux misères, et des désertions mentales et morales de ses enfants ou, plutôt, de la foire soldatesque. Car, si tous les décideurs africains étaient Enfants d’Afrique ou se reconnaissaient comme tels, le continent et son peuple eussent connu des jours cléments, au lieu que ce sont des nuits.

Pour édifier une Afrique au mérite, à la mesure de ses droits légitimes, encore faudrait-il mettre de côté nos faux-fuyants et tous les semblants, nos vains sursauts. On mesurerait alors la part d’ironie et de duplicité locataires de nos choix, la trahison de nos professions de foi, l’ineptie de nos décisions. Disons-le sans ambages : Tous les Africains ne sont pas égaux en désamour pour l’Afrique, ni également coupables du drame africain, et ils ne le sont pas des mêmes drames. Celui des dirigeants, particulièrement en politique, est tout à fait révélateur.

Promoteurs indécrottables des droits de l’homme pendant que la course pour le pouvoir les rend doux et hypocrites, et se mêlant insidieusement au vouloir instantané du peuple dont ils prennent les couleurs malgré lui, reclus et contrits quand vient le moment de finir un récit-de-pou- voir dont ils ne semblent jamais prévoir le schéma narratif encore moins la situation finale, irrémédiablement sourds maintenant, pendant et tout le temps qu’ils exercent ce pouvoir, sauf quelques cas isolés, la plupart des gouvernants sur le continent brillent par leur attitude machiavélique.

Il faut inverser la tendance, car, même pour le florentin dont le célèbre essai est devenu bréviaire des dirigeants, il y a du machiavélisme, de la morale.

En effet, il n’y a pas de développement qui se délecte des complots permanents, de la misère ambiante et du sang innocent. Il n’y a pas de brimades qui mutent, par sa longueur ou sa largeur, de pauvres hères en suppôts dociles et loyaux, pas de dictature bénigne qui hâte l’essor des nations. Et c’est un des devoirs constitutionnels de tout gouvernant d’envisager la vie dans la cité sans brimades, sans peurs, loin des paradis artificiels, mais toujours avec une dose de morale qui éduque, forme et élève l’être.

De là la question jumelle : Qu’est-ce que le bonheur quand on est dirigeant ? et comment construire ce bonheur ou l’entretenir sans compromettre l’édifice de la Souveraineté populaire, la République ou l’Etat, le projet national “?

«L’élite béninoise doit se convaincre de ce que « Quand on a vécu dix-sept ans d’une révolution qui se revendiqua de Marx et Lénine, la démocratie peut avoir un goût plutôt amer si l’expérience s’entiche de la corruption et des confiscations de tous genres, en somme, outre les maux de toujours, le silence des idéologies. Mais il se trouve qu’il y ait encore une cause plus simple. Qu’on fut communiste, en effet, ou qu’on le prétendit, c’est naguère presque assuré d’avoir le capitalisme pour courtisan, et souvent ça marche ! Mais lorsqu’on se préconise démocrate, du moins tels que nous le sommes depuis un certain temps en Afrique noire, il est quasiment impossible sinon utopique de se faire désirer même des communistes, puisque Fidel Castro, le dernier héros est mort […] C’est donc une double impasse que vit le Bénin du Renouveau démocratique, celle d’une démocratie née dans la douleur, mais pratiquement en panne, puisque taillée sur mesures et livrée elle-même aux désidératas de quelques particuliers»

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