23 septembre 2021
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AFRIQUE BENIN ENTRETIEN

Réconciliation post-crise au Bénin/«J’ai été en contact avec le président Thomas Boni Yayi»

Dixit : Richard Boni Ouorou

La crise sociopolitique engendrée par les scrutins successifs et celui particulier ayant débouché sur la présidentielle de 2021  n’en finit pas de susciter des appels à la réconciliation et à la concorde nationale. Le politologue Bénino-canadien Richard Boni Ouorou, bien connu pour son engagement est cette fois, porteur d’une initiative de dégel qui passer par une concertation au sommet, entre le Chef de l’Etat Patrice Talon et les anciens présidents, Boni Yayi et Soglo. Une réconciliation entre les grandes figures qui aura des effets démultiplicateurs selon les explications du politologue qui venait de saisir le 20 août 2021, le chef de l’Etat d’une énième missive. Reçu le dimanche 05 septembre 2021 dans l’émission Grand Angle de notre confrère en ligne Crystal News, Richard Boni Ouorou, face à Virgile Ahouansé, revient amplement sur la réconciliation, son opportunité, l’état d’esprit des acteurs, les voies à emprunter et bien d’autres… Lisez la première partie de cet entretien à bâtons rompus.

Crystal News: bonjour à tous bienvenue la réconciliation c’est le maître mot de ces derniers temps en politique du Bénin. Une actualité politique un peu terne tout  de même depuis l’élection présidentielle de mai dernier. Pas grand chose à se mettre sous la dent à part à part ces polémiques entre partisans de mains à saisir et ceux qui ne veulent pas démordre. L’un des acteurs à avoir attisé ces polémiques ces derniers temps est un Politologue Bénino-Canadien, vous l’avez devinez c’est Richard BONI OUROU son nom, il à adresser une lettre ouverte à Patrice TALON lui demandant de poser des pas de décrispation de l’atmosphère politique. C’est donc lui Richard BONI OROU notre invité. De passage dans un pays de la sous région, cristal news à saisi l’occasion pour lui administrer quelques questions qu’appelle son initiative.

RICHARD BONI OROU bonjour et surtout merci d’avoir accepté l’initiative de l’émission Grand angle malgré vôtre état de santé pas tout à fait au top en ce moment. Alors je le disais vous avez adressé vôtre lettre à Patrice Talon c’était précisément le 20 août dernier et est-ce que à ce jour vous avez déjà obtenu réponse, il vous à déjà répondu plus de 10 jours après la lettre ?

Richard BONI OUROU: Merci Virgile D’abord je profite de l’occasion pour saluer tout nos auditeurs, personnellement je ne vous dirai pas que Patrice TALON le chef de l’Etat ai besoin de m’adresser une réponse formelle. Je suis l’initiateur de l’idée on va dire, c’est une idée qui germe déjà dans l’esprit des béninois depuis longtemps et les personnalités

Donc vous n’êtes pas le seule à avoir émis cette idée ces deniers temps?

R.B.O: Non je ne suis pas seule évidemment et les personnalités que j’ai énumérer dans ma lettre sont des personnalités que le président connaît très  bien et je pense qu’il y a de grand efforts qui sont entrain d’être fait dans ce sens et je pense que bientôt les choses seront claires.

Mais est ce que vous avez vu signe de ce que vôtre lettre a peut être fait mouche ou quelque chose comme ça ?

R.B.O: Oh il y en a beaucoup de signes mais vous même vous en avez parlé dans vôtre émission avec le porte-parole du chef de l’État bien évidemment sur la question et vous comprenez très bien qu’il est dans son rôle donc je pense qu’il y a beaucoup de remous à propos de cette lettre-là dans la presse, dans la société, à l’international nous avons beaucoup d’échos mais ce sont des échos positifs.

Alors beaucoup vous sont tombés dessus aussi bien politique que des béninois lambda, qu’est ce qui vous à inspirer cette idée-là de, d’adresser une lettre de décrispation pour demander au chef de l’État de poser des pas?

R.B.O: Vous savez de loin on voit plus près, de loin on voit plus près, et moi je pense que je suis patriote et j’aime mon pays. Alors je discute beaucoup avec les béninois que ce soit dans les foras, où par téléphone j’ai une famille au Bénin et je  sens qu’il y a, ce n’est pas que je le sens, on vit tous de façon prononcée pour vous qui êtes au pays, mais par procuration pour nous qui sommes a l’international nous vivons tous cette crise-là. Alors écoutez ! Cette crise elle a longtemps duré depuis 2016, depuis que Patrice TALON à pris les rennes du pouvoir au Bénin il y a une succession de crise par conséquent il faut arriver à un moment où il faut poser des actes sérieux pour détruire la crise alors que la crise elle porte atteinte à la vie des personnes mais aussi à leurs situations sociales. Qu’est ce qu’il faut faire ? On à épuisé pas mal de recours, je pense qu’il y a eu des tables rondes sur la question, Patrice TALON à rencontré pas mal de personnalités de second choix au Bénin mais il n’a pas rencontré toutes les personnalités. Alors est ce qu’il ya pas d’autres personnalités dans l’ombre qu’il n’a pas encore rencontré et qui sont peut-être des acteurs qui vont venir apporter des solutions qui vont dénouer cette  crise-là. Alors je me suis dit dans ce cas puis ce que personne ne veut le faire et qu’il y a beaucoup de mutisme dans le Bénin, pour que ceux qui viennent réfléchir à la place de ceux qui ne réfléchissent plus comme les béninois. Est-ce que ces gens là ont peut être des théories un peu utopiques. Alors il faut peut être y aller de l’avant. Et moi je me suis inspiré de beaucoup de choses, des discussions que j’ai avec des personnes même avec certaines personnalités d’ailleurs et je me suis dit bon OK moi je prends de l’avant.

Quand on lit vôtre lettre, on lit également n’est ce pas les bénéficiaires de l’initiative en tout cas de l’idée, est ce que ces bénéficiaires là où quelques uns parmi eux ont étés consultés avant ?

R.B.O: Avant d’écrire la lettre, et je sais que vous vouliez parler de l’ancien président Thomas Boni Yayi.

Par exemple ?

R.B.O: Il est vrai que j’ai été en contact avec le président Thomas Boni Yayi mais je ne peux pas vous dire que le Pr Thomas Boni Yayi est demandeur de la lettre où qu’il m’as dit «bon écoute Richard il faut que tu réfléchisses un peu à ma place»… Non ! Je pense que le Président Boni Yayi a toute ses capacités et qu’il peut très bien réfléchir. Mais par contre je me dis : écoutez, depuis 2016 et avant 2016 il y a des problèmes entre le Président Yayi Boni et Patrice TALON. Qu’est ce qu’il faut faire aujourd’hui ? Il faut pouvoir organiser de sorte que ces gens puissent se parler puisse discuter, qu’il y est des deals entre eux, peut être qu’il à des choses que la population ignore, peut être qu’il y a rien, je n’en sais rien mais je dit dit qu’il faut quand même faire quelque chose parce que le président Patrice Talon à rencontrer presque tout les acteurs politiques qui sont dans le pays et aucun d’eux n’a pu dénouer cette crise là. Il reste encore 2 personnes qu’il a besoin de rencontrer peut être qui sont le président Soglo et le président Thomas Boni Yayi parce que la crise moi je le dit toujours elle est politique. Et non seulement elle est politique, elle est entre 2,ou 3 personnes clés maximum. Le reste des populations subissent par procuration. Donc il faut que ces personnalités la aillent se parler et que peut être que nous trouverons la solution qui libérera les autres, qu’est-ce que vous en savez la ceux qui sont en prison aujourd’hui et là si vous écoutez Mr Avlessi sur sikka TV,  écoutez il dit qu’il y a des gens qui sont pris dans cette crise là alors qu’il n’en savent rien donc c’est comme si  ces personnes qui sont en prison aujourd’hui sont comme des otages de guerre donc peut être que si les personnes qui sont les têtes de pont se rencontrent, s’ils discutent, s’ils se donnent des garanties peut être qu’à ce moment-là, cela permettra t-il par exemple de sortir Joël AïVO pour qu’il aille retrouver sa famille, ainsi que Reckyath Madougou, sans oublier la pauvre Nadine Okoumasso, toutes ses personnes-là qui vivent par procuration la crise qu’il y a peut être entre 2 ou 3 personnes. Donc il faut que cela cesse.

Donc deux où trois acteurs principaux n’est ce pas dites vous de tout ce qui se passe depuis 2016 sont acteurs que par procuration pourtant l’initiative pour l’aboutissement de ces initiatives pouvait ne pas réussir sans leurs accord ?

Invité: Oui mais écoutez, peut être qu’il y a une confusion à ce niveau là. C’est que j’ai l’impression que les gens pensent que quand je lance l’initiative, que je suis comme le docteur qui va faire le diagnostic et qui va en même temps soigner le malade, non. Moi je n’ai aucune prétention. Ce n’est pas comme si demain j’ai l’intention de rentrer au Bénin qu’on me nomme conférencier nationale ou acteur de ceci non, ce n’est pas vraiment ça mon rôle. Je ne suis pas dans cette démarche-là. Je le dis sincèrement et les gens peuvent le croire où non, mais je n’ai aucune prétention Mr Ahounansè. Je ne veux pas qu’on me nomme quelque part ou qu’on me donne quelque chose pour ce que j’ai fait. Mais je pense qu’il faut à un moment donné, que quelqu’un dise quelque chose pour qu’on puisse discuter autour. Ce sont des idées qu’on émet, c’est des réflexions.

Mais vous avez l’habitude de réflexions mais cette fois ci ce n’est pas juste une tribune que vous avez signez mais vous avez adressé un courrier à l’un des acteurs, l’un des principaux acteurs concernés par la situation.

R.B.O: C’est la 6ème lettre que j’adresse au Président Patrice TALON (Journaliste : En effet) celle-là, et c’est ce qui me conforte que malgré la polémique qu’elle a suscité. Malgré tout ce que les gens disent de moi aujourd’hui, que j’ai bien fait parce que sa fait 6 lettres que j’écris au président Patrice Talon et c’est cette lettre-là qui à beaucoup fait parler tout le monde. Sa veut dire que la question de la frustration elle existe et qu’a un moment donner elle risque de péter. Cela me rappelle un peu le théorème Reason celui-là qu’on appelle le théorème de plaque de James Reason. Le théorème de plaque James Reason c’est quelqu’un qui a réfléchi a la sécurité surtout dans le domaine aéronautique et il dit vous voyez ce n’est pas un seul évènement qui provoque les crashs. C’est plusieurs évènements mis bout à bout qui ont provoqué un clash. Et quand on un avion crache, vous savez, sa tue tout le monde. Alors aujourd’hui moi je me suis dit vous voyez toutes ces frustrations sociales, comment on appelle le chômage, le recul l’amenuisement du pouvoir d’achat des populations, l’inflation dont tout le monde crie aujourd’hui, toutes ces questions-là et surtout maintenant la question politique qui vient s’ajouter et quand vous les mettez bout à bout, ça peut conduire le Bénin sur des chemins de désastre que nous allons tous regretter. Alors s’il y’a des acteurs, s’il y a des personnes seulement parce qu’ils vont se rencontrer parce qu’ils vont se parler sérieusement, ça peut permettre de dégeler la crise, alors pourquoi ne pas les appeler, pourquoi ne pas les convier? Je suis canadien certes aujourd’hui mais je suis béninois d’abord, et je ne serai jamais canadien que béninois. Je serai toujours plus béninois que canadien.

Et si jamais il arrive quelque chose à mon pays, si mon pays brûle ou s’il y a des crispations de quelques ordres que ce soit, je serai aussi victime par procuration et je ne veux pas ça. Moi j’aime anticiper sur les choses et je suis content pour cette lettre parce que j’ai écrit plusieurs articles à l’endroit des béninois. J’ai écrit des lettres et c’est la 6ème  qui à fait jaser comme on dit au Québec. Donc sa veut dire qu’il y a quelque chose. Alors pourquoi est ce que tout le monde regarde Richard Boni OOROU qui est au Canada ? Mais prenez, trouvez l’idée, trouvez la façon de la faire aboutir, non ce n’est pas mon rôle.

C’est la 6ème lettre qui à faire jaser cette fois ci peut être que vous n’êtes pas à la solution voilà pourquoi sa jase?

R.B.O: Au contraire c’est parce que je suis, je ne peux pas, je peux ne pas être la solution, écoutez je ne suis qu’un pauvre type qui réfléchit dans son coin. Je ne suis pas Einstein, c’est vrai mais est-ce que j’ai touché du bout du doigt un problème ? Est-ce que j’ai apporté une proposition ? Tout ceux qui font du bruit, animent la polémique, qu’est ce qu’ils proposent eux ? Parce que c’est très facile de rester à des milliers de kilomètres dans un petit costume et de dire que Talon doit aller demander pardon à l’église et blablabla…Ce n’est pas vrai c’est utopique. Ça ne se manifestera jamais parce que l’église elle-même sait très bien que le jour ou Patrice TALON aussi téméraire qu’il est le jour où il décide de rompre le pacte de laïcité qu’il y a entre l’Etat et l’église, il va soumettre les gens de l’église. Eux-mêmes ils ont peur, ils sont petits comme ça, si c’était Yayi Boni qui était au pouvoir cette crise-là elle aurait déjà connu un dénouement parce que tout le monde s’en aurait déjà mêler comment on appelle AZANAI aurait sortir sa chemise et son costume, les jeunes auront déjà brûlés des marchés, l’actuel président de l’Assemblée nationale aurait déjà parlé tout les beaux français qu’ils sait parler même vous même la presse vous auriez crié parce que c’est quelqu’un qui à un certain respect des textes et qui à cœur la paix au détriment de beaucoup de choses d’ailleurs.

Patrice TALON lui il n’a pas peur?  

R.B.O: Écoutez Patrice TALON c’est quelqu’un assez téméraire quand il pense quelque chose il va jusqu’au bout de cette chose. C’est un peu à la Poutine quoi. Mais ce n’est pas toujours la bonne chose qu’il faut faire quand il s’agit de diriger un pays. Gouverner, vous savez c’est dans ce sens là que quelqu’un d’intelligent a dit “vous savez d’où est ce que vous venez et vous savez où vous êtes mais vous ne savez pratiquement pas où vous allez “. Alors il y a des gens qui peuvent vous aider, qui comprennent le chemin et qui subissent les affres. Il faut pouvoir les questionner, il faut pouvoir parler avec tout le monde il faut discuter parce que vous ne pouvez pas, en étant une seule personne, Mr Patrice TALON, et prétendre être plus intelligent que 12 millions de béninois et c’est en cela que diriger c’est s’entourer de plusieurs personnes et d’écouter la diversité des opinions. Alors si nous sommes entrain de nous battre aujourd’hui pour cette diversité, pour cette pluralité là, il faut qu’en notre propre sein, nous puissions accepter des positions qui soient différentes de la nôtre, c’est aussi simple que ça.

Alors Richard BONI OROU si ça jase, ce n’est ce pas peut être parce que vous avez tout au moins péché par approche, vous aurez dû peut être posé des préalables auxquels vous n’êtes pas allé ?

R.B.O: Quelles sont les préalables que j’aurais dû poser? Qu’ai-je écris dans ma lettre Mr Ahouansè ? J’ai dit : Mr Patrice TALON, j’ai fait l’état des lieux des choses. C’est peut être parce que les lisent de travers, mes écrits. Je n’ai rien dit là dedans qui soit pour la rupture! J’ai fait l’état des lieux de la situation aujourd’hui. Ils y a des béninois qui perdent, y a des béninois qui sont frustrés il y as des béninois qui ont émigré. Il y a des émigrants économiques et politiques aussi. Il y a tout cet ensemble de béninois là qui ont le droit de rester dans leurs pays et qui vont contribuer à l’effort de croissance du président Patrice TALON. Alors  qu’est ce que vous devez faire Mr Patrice TALON c’est d’entamer un processus. Je n’est même pas encore parlé de réconciliation parce que le thème réconciliation est un mot clé dans ma lettre mais je dis que je la garde d’abord pour plus tard parce que la réconciliation, c’est tout un projet de société qu’il vous souvienne de l’Afrique du Sud quand ils ont parlé de réconciliation, c’est quelque chose qui s’est étendue sur plusieurs années…

Je ne pense même pas que sa soit encore le cas au Bénin et je dis qu’il faut entamer un processus de rencontre et c’est de ces rencontres là  peut être qu’il faut dérouler à l’ensemble des béninois. Il faut convoquer des débats, multiformes, multi-postions, que les gens donnent, disent ce qu’ils pensent parce que la gouvernance depuis 2016 à crée beaucoup de crispations, beaucoup de frustrations. Il y a des frustrations qu’on n’imaginait même pas parce que aujourd’hui ce que Patrice TALON fait est aux antipodes de ce que aurait pensé tout les béninois. Nous sommes aujourd’hui avec un chef de l’État qui sur le plan économique est ultra libérale, qui sur le plan politique est totalement conservateur, il y a toutes ces diversités qui font que dans sa façon de faire parfois on n’arrive pas à le suivre totalement. Alors les béninois ils sont habitués à des présidents relativement laxistes tels que Kérékou numéro 2 et Yayi Boni aussi. Mais c’est vrai  parce que ils sont si laxistes, parce que ils ont un pouvoir présidentiel fort et ils ont des élites qui sont corrompues. Alors face à ça, il y as 2 choix qui s’offrent: soit vous êtes laxiste et vous faites comme Yayi Boni, parfois vous êtes débrouillard sur la formulation des politiques publiques, ensuite vous tâtonnez, ou vous êtes téméraire comme Patrice TALON, vous soumettez tout le monde et vous ne faites qu’avancer. Mais ça ne veux pas dire que la 2ème  option est la meilleure, parce que quand vous avancez contre vents et marées c’est que vous faites tellement de frustrés sur vôtre chemin, que vous bousillez tout et à la fin pour reconstruire c’est difficile. Par conséquent quand les êtres humains sont frustrés dans leurs façon de vivre au quotidien dans le social, quand ils perdent la raison pour laquelle ils appartiennent, leurs identités, quand ils ne sont plus fiers d’appartenir à leurs pays, vous ne pouvez pas les associer à des efforts de construction et tout vos efforts tombent à l’eau. (La suite de cet entretien dans notre prochaine édition)  

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