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Gouvernance sous Patrice Talon/Richard Boni fustige le mutisme des partis politiques

Selon une analyse du politologue et consultant Richard Boni Ouorou, la classe politique Béninoise, toute obédience confondue a délibérément  mis sous éteignoir «…tous les  sujets importants pour notre quotidien, notre survie et notre stabilité en société». Cette scandaleuse apathie du gotha politique a-t-il déploré, tend à laisser faussement croire qu’au Bénin,  «…il n’y a pas de problème, que les populations vivent bien et que la prospérité est partagée, que les revendications syndicales prospèrent et que la pauvreté a régressé…». Ce qui s’apparente ni plus ni moins à une imposture indique l’auteur à travers un post sur sa page Facebook.  

Richard Boni Ouorou

S’adressant à ses followers et à l’opinion, Richard Boni Ouorou trouve assez surprenant  que malgré la pléthore de partis politiques se créant, et se  recréant  par un  jeu de chaises musicales ou d’autres formes d’acrobaties, personne, aucun leader politique n’aborde des questions liées à l’inflation galopante, à l’amenuisement drastique du pouvoir d’achat des populations, ne pipe mot moins encore, en ce qui concerne la perte des droits sociaux ou des inégalités salariales.

Pour le socio-économiste qui ne fait plus aucun mystère de ses ambitions politiques, il s’observe depuis un bon moment, une omerta, entretenue autour du chômage, de la poussée du terrorisme, du déploiement des forces militaires rwandaises sur le territoire Béninois, du déchirement interne au sein de la Police républicaine et toutes les autres inégalités qui ponctuent le quotidien du Béninois lamda etc…

« Un politicien pense à la prochaine élection tandis que l’homme d’Etat, pense à la prochaine génération » a bien dit et à raison, James Freeman Clarke.

Comme pour lancer un avertissement aux populations, Richard Boni avertit : «A la veille d’une élection qu’ils qualifient d’importante, le seul sujet en débat est de solliciter votre adhésion massive pour leur donner la majorité». Et de s’interroger : «Mais en contrepartie de quoi?».

La désillusion sera encore au rendez-vous, prédit le politologue tel que fut le cas juste au lendemain de l’élection de 2016, chassant en exile Ajavon et emprisonnant à tour de bras syndicalistes et leaders, citoyens et enfants…  Selon Richard Boni Ouorou, «Il va sans dire que ceux et celles qui remplissent les lieux de rendez-vous politiques circonstanciels sont dans une démarche totalement spéculative, puisqu’ils n’auront jamais réponse à leurs questions du quotidien du moins sur le moyen et le long terme, même si sur le court terme ils ont quelques billets ou gavés de paroles excitantes».

Et où se situe donc Richard Boni dans tout ça ?

Dans «Lettre à mes compatriote» publiée en septembre 2021, Richard Boni, la main sur le cœur a juré n’épouser ni la vision économique encore moins le type de gouvernance «qu’impose Patrice Talon à la société béninoise». Il se démarque et dit d’ailleurs n’avoir «…aucune accointance avec son parti, je n’ai reçu aucun mandat de son gouvernement, comme certains l’ont insinué».  Il taxe l’opposition d’être sans arguments et stratégie, face à une mouvance dépourvue de vision commune. Richard Boni promet de faire valoir mes arguments bien qu’ils puissent contredire ceux des deux camps.

L’auteur de l’ouvrage «Projet pour un Bénin démocratique: Une option gagnante pour sortir de la pauvreté et de la corruption» paru aux éditions l’Harmattan en 2020, se définit comme, «un inconditionnel des valeurs démocratiques, un homme de la gauche modérée».

 Je ne suis donc pas un adepte du néolibéralisme. Je n’adhère pas à la théorie du ruissellement selon laquelle favoriser au maximum la richesse des puissants et des classes aisées profitent davantage à l’ensemble de la société que peuvent le faire des investissements majeurs «à la base» de cette dernière (éducation, système de santé, emprunts accessibles à tous, etc.).

Adepte de l’État légitime et responsable, Richard Boni se dit être un farouche «…partisan des causes sociales progressistes, du pluralisme, de la liberté d’expression, de l’autonomie individuelle dans le respect d’autrui, de la société civile en tant que lieu d’action commune pour des citoyens égaux en droits et dont l’obéissance à l’État n’est fondée que sur leur consentement déterminé par voie électorale».

Vision économique, le politologue se range plutôt «du côté de ceux qui prônent un développement global et équilibré, axé à la fois sur la libre entreprise et l’intervention étatique, sur la propriété privée et le secteur public, sur la créativité et les instances de contrôle et de normalisation, sur une méritocratie et une égalisation des chances, sur l’innovation technologique et la classe moyenne». J’ai un intérêt particulier pour la démocratie et le niveau de développement des sociétés.
A partir de quel moment dans la vie des sociétés, est ce que les personnes sont elles enclines à adopter la démocratie, non pas comme moyen électoral, et les décideurs, non pas comme moyen d’accès aux programmes d’aides au développement. Le Cas de l’Afrique, ce qui a l’interne serait une illusion de démocratie, Alors qu’elle devrait être la seule condition d’épanouissement collectif des personnes vivant en société.

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