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Environnement/Investissements verts: Financer l’avenir de notre planète

Le Fonds pour l’Environnement Mondial se donne rendez-vous du 22 au 26 Août 2023c à Vancouver, au Canada. Cette septième Assemblée du FEM marquera un moment d’espoir pour l’environnement mondial, prédisent les observateurs. Quelle est la place de l’Afrique dans les investissements verts, à quelques jours de la 7ème Assemblée du FEM ? Qu’attendre des leaders environnementaux de 185 pays devant prendre part à cette grande rencontre mondiale ? Votre média, La Dépêche Afric Info revient sur quelques aspects de la problématique. Que retenir des initiatives d’investissement visant à financer des projets environnementaux, tels que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la gestion durable des ressources et la protection de la biodiversité.

Par Joseph Perzo ANAGO

Les défis environnementaux auxquels est confrontée notre planète sont de plus en plus urgents. Des problèmes tels que le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles et la perte de biodiversité appellent des solutions efficaces et durables. C’est là qu’interviennent les investissements verts, une forme d’outil qui vise à financer des projets environnementaux pour atténuer les problèmes écologiques et favoriser un avenir plus durable.

Les investissements verts également, connus sous le nom d’investissements durables ou d’investissements socialement responsables, incitent à allouer des capitaux à des initiatives qui ont un impact positif sur l’environnement. Ces initiatives peuvent inclure des domaines tels que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la gestion durable des ressources et la protection de la biodiversité.

L’un des domaines les plus importants des investissements verts est celui des énergies renouvelables. Alors que les combustibles fossiles continuent de contribuer au changement climatique, les énergies renouvelables, telles que l’énergie solaire, éolienne, hydraulique et géothermique, permettent une alternative propre et durable. Les investissements dans ces technologies permettent de développer des projets d’énergie propre, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de promouvoir une transition vers une économie à faible émission de carbone.

C’est dans ce registre qu’il convient de loger  l’initiative de la Banque verte africaine en soutien aux pays africains, confrontés à d’énormes défis en vue de financer leur transition climatique à travers la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (CDN). Cette initiative de la Banque verte africaine vise à faciliter l’accès au financement mondial, qui doit passer de 3 %, son niveau actuel, à 10 % par an d’ici à 2030. Les deux premiers pays de la sous-région africaine à bénéficier de cette initiative novatrice de la Banque africaine de développement (BAD), sont le Bénin et la Côte-d’Ivoire.

Première  institution de financement du développement en Afrique, la Banque africaine de développement s’engage au-delà  de son rôle traditionnel de ressources budgétaires aux pays africains. La BAD entend stimuler également le soutien mondial par la promotion d’une croissance résiliente, verte et durable, à travers le lancement dès novembre dernier, de l’initiative de la Banque verte africaine en soutien à la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (CDN).

C’est donc à travers d’une part, la Caisse des dépôts et consignations du Bénin (CDC Bénin) et de l’autre, la Banque nationale d’investissement en Côte d’Ivoire (BNI) que les premières facilités de financement vert de la Banque verte africaine, seront octroyées à ces deux pays. A cet effet, environ 1,6 million de dollars avaient été déjà mobilisés pour la mise en œuvre ces deux premières facilités dont  bénéficient le Bénin et la Côte-d’Ivoire a laissé entendre madame Audrey-Cynthia Yamadjako, la coordinatrice de l’initiative. Cette enveloppe est minimaliste au regard des 2 800 milliards de dollars américains en termes de besoins estimés d’ici à 2030 dans le cadre d’investissement résultant des contributions déterminées au niveau national. Le continent africain ne capte qu’une infime part des flux mondiaux de financement vert  et la portion prise en compte par le secteur privé est très limitée.

L’efficacité énergétique est un autre secteur clé des investissements verts. En réduisant l’efficacité de l’utilisation de l’énergie dans les bâtiments, les transports et l’industrie, il est possible de réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Les investissements dans des technologies et des pratiques économes en énergie, telles que l’isolation des bâtiments, les systèmes de gestion de l’énergie et les véhicules électriques, jouent un rôle crucial dans la transition vers une économie sobre en carbone.

La gestion durable des ressources est une autre facette importante des investissements verts. Cela englobe des projets visant à préserver et à restaurer les écosystèmes, à promouvoir une utilisation responsable des ressources naturelles et à réduire les déchets et la pollution. Les investissements dans des initiatives telles que l’agriculture biologique, la foresterie durable et la gestion des déchets contribuent à la protection de l’environnement et à la préservation des ressources pour les générations futures.

Enfin, la protection de la biodiversité est un objectif essentiel des investissements verts. La perte de biodiversité est un enjeu mondial majeur, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les écosystèmes et la vie sur Terre. Les investissements dans des projets de conservation de la biodiversité, tels que la création de réserves naturelles, la restauration des habitats et la protection des espèces menacées, contribuent à préserver la richesse de la vie sur notre planète.

L’Afrique face à la problématique des énergies renouvelables : le cas du Bénin

L’Afrique est confrontée à des défis énergétiques majeurs, et la transition vers les énergies renouvelables est une priorité pour de nombreux pays du continent. Le Bénin, situé en Afrique de l’Ouest, fait face à cette problématique et cherche à exploiter son potentiel en matière d’énergies renouvelables pour répondre à ses besoins énergétiques croissants de manière durable.

Le Bénin, comme de nombreux pays africains, dépend largement des combustibles fossiles et de l’importation d’énergie pour répondre à sa demande croissante en électricité. Cependant, cette dépendance a des conséquences sur l’environnement et entraîne une grande vulnérabilité économique en raison de la fluctuation des prix du pétrole. Par conséquent, le gouvernement béninois reconnaît l’importance de diversifier son mix énergétique et de promouvoir les énergies renouvelables.

Dans le cas du Bénin, l’énergie solaire est l’une des sources d’énergie renouvelable les plus prometteuses. Le pays bénéficie d’un ensoleillement abondant tout au long de l’année, ce qui en fait une ressource naturelle précieuse à exploiter. Le gouvernement béninois a lancé plusieurs initiatives visant à promouvoir l’énergie solaire, notamment la mise en place de parcs solaires et la distribution de kits solaires pour l’électrification des zones rurales éloignées.

En outre, le Bénin explore également le potentiel de l’énergie éolienne. Le pays dispose de zones côtières et de terres propices à l’installation de parcs éoliens. Des projets pilotes ont été lancés pour évaluer la viabilité de cette source d’énergie renouvelable. Si les résultats sont concluants, le Bénin pourrait augmenter sa capacité de production d’énergie éolienne et réduire davantage sa dépendance aux combustibles fossiles.

Le développement des énergies renouvelables au Bénin ne se limite pas à la production d’électricité. Le pays cherche également à promouvoir l’utilisation de solutions d’énergie renouvelable dans d’autres domaines, tels que l’agriculture et les transports. Par exemple, l’utilisation de pompes solaires pour l’irrigation des terres agricoles peut contribuer à augmenter la productivité agricole de manière durable. De même, l’introduction de véhicules électriques ou de transports en commun alimentés par des énergies renouvelables peut réduire la pollution atmosphérique et la dépendance aux carburants fossiles.

Cependant, malgré ces initiatives positives, le Bénin est confronté à des défis importants dans la promotion des énergies renouvelables. Des obstacles tels que le coût élevé des technologies renouvelables, le manque de financement, les contraintes techniques et le manque de sensibilisation constituant des freins au déploiement à grande échelle de ces solutions.

Pour surmonter ces défis, une collaboration étroite entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile est nécessaire. Il est important de mettre en place des incitations financières et des politiques favorables pour y parvenir.

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