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Candide Azannaï en conférence de presse/Députés et maires, floués par le nouveau code

Dans le cadre de la commémoration du septième anniversaire de sa démission du gouvernement de Patrice Talon, Candide Azannaï, fidèle à ses convictions et à son agenda, a tenu une conférence de presse pour rappeler les circonstances entourant cet événement survenu le 27 mars 2017. Le président du parti Restaurer l’Espoir a abordé divers sujets, dont le code électoral et l’agenda politique, soulignant l’impossibilité conjoncturelle actuelle pour la classe politique, d’assurer une alternance politique démocratique au Bénin.

La démission et les valeurs politiques

Affirmant son statut de « résistant » et délivrant un discours franc en tant qu’opposant au régime en place, Azannaï a dépeint une dialectique complexe entre la mouvance et l’opposition. Il a souligné que sa démission était un acte illustratif de son intégrité politique et éthique, mettant en lumière les valeurs qui l’ont guidé dans sa décision. Candide Azannaï, dans une de ces allégories dont il a le secret, confesse avec forces détails: « Si je restais dans ce gouvernement je n’aurais pas plus de valeur que l’âne… »

Obstacles à l’alternance par le biais des urnes

Abordant la question cruciale du code électoral, le président de Restaurer l’Espoir a souligné les obstacles à l’alternance politique par le biais des urnes. Il a critiqué la hausse des seuils de parrainage électoral, dénonçant une supercherie qui entrave la véritable expression du sentiment populaire. Il a également pointé du doigt les tentatives visant à limiter la participation démocratique en restreignant le droit de parrainage des députés et des maires, ce qui mine la représentativité du processus électoral. Son constat est sans ambages: «Les députés et les maires ont été dépossédés de tout droit de parrainer. Ce droit est confié aux partis politiques et sera utilisé tel que les partis politiques le souhaitent ou ça s’annule. Le député ou maire n’est plus parrain».

Critique des stratégies politiques des « Les Démocrates »

Azannaï a également évoqué les manœuvres politiques de la mouvance au pouvoir, critiquant leur stratégie inefficace visant à manipuler les lois électorales pour favoriser leur propre avantage. Il a mis en garde contre les pièges tendus par le régime en place, appelant à l’unité de toutes les forces opposées à la dictature pour restaurer l’espoir en une démocratie véritable.

Les écueils des stratégies du parti « Les Démocrates »

Abordant toujours le volet de la modification du code électoral, Azannai a également analysé les stratégies politiques du parti « Les Démocrates » qui selon lui, auraient été inopérantes.
« On ne suit pas aveuglément les chemins tracés par l’adversaire », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’en voulant jouer le jeu de Patrice Talon, Les Démocrates se sont pris au piège qu’ils ont eux-mêmes créé. Azannai a utilisé une métaphore de pêche pour illustrer son point de vue : « Tout bon stratège sait qu’il faut être prudent devant un appât alléchant, car il pourrait cacher un hameçon. On ne teste pas la profondeur de l’eau avec un simple pied, mais avec un bâton. » Il a critiqué l’idée que «Les Démocrates» croyaient pouvoir devenir le principal parti de l’opposition en s’alliant à Talon, soulignant que cela s’est retourné contre eux. Azannai a souligné les nouveaux défis posés par les réformes électorales, notamment les seuils de parrainage de 20% et les exigences des 3/5, déplorant le manque de contrôle des Démocrates sur l’ingénierie électorale actuelle.

L’appel à l’unité contre la dictature

Cette conférence de Candide Azannaï a surtout  mis en lumière les défis persistants à l’instauration d’une véritable alternance politique démocratique au Bénin, tout en appelant à une mobilisation collective pour surmonter ces obstacles et restaurer la confiance dans le processus électoral. Il a conclu en affirmant que l’espoir réside dans l’unité de toutes les forces opposées à la dictature, insistant sur la nécessité de surmonter les divisions internes pour s’opposer efficacement au régime en place.

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